Municipales à Réotier Mars 2026

Engagé depuis des années dans la vie de ma commune où j’habite depuis 1995, j’ai toujours participé sous différents types d’action à l’animation et la valorisation de ma commune.

Libre et sans arrières pensées de retombées économiques ou de signes de reconnaissances destinés à flatter une vanité personnelle, j’ai travaillé intensément, sans états d’âme, dépassant des signaux d’alerte m’incitant à plus de méfiance et de modération dans mon soutien aux acteurs publics de mon environnement.

Comme vous pouvez le voir dans les articles précédents j’ai tenu jusqu’à fin 2022 où je suis entré en rébellion contre un système de gouvernance inacceptable si je voulais respecter les valeurs qui ont toujours dicté ma conduite.

Période de trois ans difficile et douloureuse pour moi. Mais en ce début 2026, la plupart des protagonistes des événements que j’ai dénoncé sont encore là et briguent la reconduction de leur mandat accompagnés par de nouvelles recrues qui ne peuvent ignorer ce qui s’est passé depuis des années.

C’est pour cette raison que je tiens à rendre publiques quelques informations et réflexions pour que les électeurs se déterminent en connaissance de cause. Notre société, notre milieu politique, nos institutions souffrent de l’ignorance des faits, de manque de repères moraux, de complaisance envers les brebis galeuses (voir l’article « syndrome de l’iceberg »). Une fois encore je répète que je n’ai aucune ambition personnelle. A plus de quatre-vingts ans on ne prend pas des engagements politiques. C’est aux plus jeunes de se prendre en charge pour leur avenir et celui de leurs enfants. Je ne suis là que pour témoigner de mon expérience été claircer le choix de vote de mes concitoyens. J’aurai apporté ma pierre à l’édifice. Qualifié de « chevalier blanc » dans une récente réunion publique, je viens simplement rappeler que la morale existe. Elle est bafouée quand par faiblesse ou complaisance on s’obstine dans des comportements que l’on sait inadéquats avec les valeurs garanties par les lois et qui s’imposent à tous.

Puisse la prochaine mandature être un progrès par rapport à la précédente.

Saint Laurent 2025 Cors des Alpes

J’ai quelque chose à vous dire

Habitant de Réotier depuis plus de trente ans, j’y ai bâti bien davantage qu’une maison. J’y ai inscrit une part de ma vie, noué des relations précieuses, travaillé aux côtés de nombreux bénévoles et appris, année après année, à connaître ce qui fait l’âme de cette commune.

Quand on partage ainsi le destin d’un territoire, le silence n’est pas toujours la position la plus juste. Non par goût de la controverse — elle m’a toujours paru stérile — mais parce que la démocratie locale vit aussi de la parole des citoyens lorsque vient le
temps des choix.

Personne ne peut nier que Réotier a connu, au fil des décennies, des évolutions importantes. Elles ont accompagné les transformations de notre société et contribué au cadre de vie dont nous bénéficions aujourd’hui. Le reconnaître n’enlève rien à la réflexion que nous devons collectivement mener.

Car la vitalité d’un village ne se mesure pas seulement à ce qui se voit. Elle tient aussi à la manière dont s’exerce la responsabilité publique, à la qualité du dialogue, à la confiance qui circule — ou non — entre ceux qui décident et ceux qui vivent ici.

Après près d’un demi-siècle marqué par une continuité remarquable, une question simple mérite d’être posée : toute organisation humaine ne s’expose-t-elle pas, avec le temps, au risque de se refermer sur ses habitudes ?

Un autre fait appelle l’attention. Ce qui relevait autrefois de l’évidence — l’unité — semble aujourd’hui moins assuré. Des femmes et des hommes qui ont pris part à la vie municipale ont choisi de s’en éloigner. On aurait tort de ne voir là qu’un détail. Les évolutions silencieuses disent souvent beaucoup d’un moment collectif.

Une commune ne se possède pas. Elle se reçoit, elle se partage, elle se prépare pour ceux qui viendront après nous.

C’est pourquoi le vote qui s’annonce dépasse la simple appréciation d’un bilan. Il engage une certaine idée de l’avenir : voulons-nous prolonger à l’identique ce que nous connaissons, ou estimons-nous qu’un renouvellement puisse être, à certains moments, une respiration nécessaire ?

Changer n’est jamais anodin dans un village rural. La prudence y est souvent sagesse. Mais la fidélité à un passé ne doit pas nous dispenser d’interroger l’avenir.

L’expérience associative que j’ai vécue ici m’a appris combien une dynamique collective se fortifie lorsque chacun se sent libre d’apporter sa part. Elle m’a aussi convaincu qu’aucune confiance ne dure sans clarté, et qu’aucun engagement ne prospère là où le dialogue se rétrécit.

Il ne s’agit pas d’opposer hier à demain. Il s’agit de se demander, en conscience, ce que nous voulons encourager pour la suite.

Aux candidates et candidats qui sollicitent aujourd’hui votre confiance, il faut reconnaître le courage de s’engager. Servir une commune oblige : cela requiert indépendance de jugement, sens de l’équité et capacité d’écoute.

Mais la responsabilité première demeure la nôtre.

Car au moment de voter, une question silencieuse nous est posée à chacun : sommes-nous simplement attachés à ce qui est familier, ou sommes-nous prêts à envisager ce qui pourrait faire grandir encore notre communauté ?

Aucune situation n’est immuable. Les sociétés vivantes sont celles qui savent conjuguer continuité et mouvement.

Alors, au-delà des habitudes, au-delà des fidélités, peut-être est-il temps de nous demander :

Que voulons-nous transmettre de Réotier ?
Quel climat souhaitons-nous y voir régner demain ?
Quelle place voulons-nous laisser aux initiatives nouvelles ?
Et, plus simplement, quelle exigence avons-nous pour la vie démocratique de notre village ?

Je n’entends dicter le choix de personne. Mais je crois profondément qu’une commune se renforce lorsqu’elle accepte de se regarder avec lucidité et lorsqu’elle garde assez de liberté pour ouvrir, si nécessaire, un nouveau chapitre.

Réotier possède les ressources humaines pour le faire. Je le sais pour les avoir vues à l’œuvre depuis longtemps.

Puisse le temps qui s’ouvre être celui d’une réflexion sincère — et d’une décision pleinement assumée.

Louis Volle

Mairie de Réotier

ANNEXE — ÉLÉMENTS FACTUELS À CONNAÎTRE

Note :

Les éléments ci-dessous sont regroupés à partir de faits publics, de décisions consignées ou d’événements documentés sur des sources vérifiables (courrier, délibérations, publications). L’objectif est de permettre à chacun de disposer de repères factuels avant de se forger sa propre opinion.

Un exercice du pouvoir inscrit dans la durée
Marcel Cannat administre la commune depuis plus de trente-cinq ans et sollicite un nouveau mandat (le 7ème).

Une stabilité municipale longtemps mise en avant
L’équipe municipale a été présentée pendant des années comme solide et cohérente.

Les ordres du jour suscitent peu de questions et l’unanimité dans le vote est la règle.
La curiosité des habitants est peu visible et la présence du public aux séances du conseil n’est pas significative.

Une évolution récente de cette équipe
Plusieurs conseillers actifs et longtemps non contestataires, ont quitté leurs fonctions au fil du temps, modifiant cet équilibre initial.

La création de l’association Patrimoines de Réotier dans un cadre officiel de partenariat
Fondée pour contribuer à la valorisation du patrimoine local en complémentarité des actions municipales, l’association anime le partenariat avec la commune dans le cadre d’une convention.

Originalité humaine de l’association

Rotéirolles de souche et nouveaux résidents de la commune  dirigent et travaillent ensemble, très motivés et mobilisés.

Une dynamique forte de travaux concrets au service du village
Rénovation et valorisation touristique et culturelle du réseau de canaux, restauration des voies de circulation du réseau du cadastre napoléonien, animation touristique et patrimoniale, publications, recherches, conférences et projets ont été menés pendant plusieurs années et rendus accessibles à tous.

Le projet du Vallon : d’un engagement partagé à un arrêt du projet
Ce projet, très travaillé collectivement, avait été engagé conjointement ; le site avait notamment fait l’objet d’opérations de nettoyage et de préparation. Il est confirmé publiquement pour la Fête de la Saint Laurent 2020.

La municipalité indique ensuite s’en remettre au groupement pastoral, au titre des conventions existantes, pour en déterminer la suite. Position contestée par l’association, qui a participé au dialogue avec le groupement pastoral. Elle constate une remise en cause unilatérale et peu crédible de l’accord initial ainsi que du travail déjà entrepris.

Un désaccord identifié à l’automne 2021
La participation du président de l’association conformément à son objet à l’enquête sur l’actualisation de la toponymie communale fait apparaître une divergence avec la municipalité.

Le ton change. Le dialogue n’est plus évident.

Une relation qui se détériore radicalement en août 2022

Les travaux d’adduction d’eau par les agents communaux du site du Vallon pour la cabane et l’aire de pic-nic marquent à la fois le respect de l’engagement de la commune et la décision signifiée au président de Patrimoines de l’arrêt du projet.

Après plusieurs années de coopération, les échanges entre la commune et l’association se tendent nettement.

Une démission dans ce contexte

Après des mois de dialogue sans issue consensuelle, le président de l’association Patrimoines de Réotier estimant de pouvoir accepter le désaveu et les contraintes imposées à son association démissionne de ses fonctions.

Patrimoines 2ème génération et municipalité

Plus de président contestataire, plus de convention, abandon des projets contrariants des élus…Patrimoines respecte son objet social en collaboration avec la municipalité.

Un différend entre deux maires porté devant la justice
Le litige opposant Madame Chouvet, maire d’Eygliers, à Marcel Cannat conduit au dépôt d’une plainte et à l’ouverture d’une enquête.

L’ex-président de Patrimoines participe à l’enquête dans le dossier examiné dans un cadre judiciaire
Plusieurs pièces et témoignages sont versés à la procédure.

Une longue période de tension dans la commune

Absence de communication et d’information sur l’affaire.

Conseils municipaux très tendus sans possibilité pour le public de s’exprimer.

Un classement sans suite très confidentiel en février 2024 pour insuffisance de preuves.

Mme Chouvet est informée seulement en juin 2023 par l’ex-président de Patrimoines, lui-même informé par l’avocat de Mr Cannat. Elle ne reçoit cet avis que le 19 janvier 2026 suite à un courrier au procureur (resté sans réponse) de l’ex-président de Patrimoines.

La page est tournée.

L’actuelle campagne électorale

C’est un moment dédié au bilan de l’action communale et aux questions à ses acteurs.

C’est un temps d’évaluation sur la capacité des candidats à la nouvelle mandature à agir pour l’intérêt général.

C’est le moment pour l’électeur, de faire confiance ou pas, aux différents candidats.

 Leur crédibilité ne peut s’appuyer que par la vérité sur les faits.
Ces éléments sont portés à la connaissance des habitants afin que chacun dispose de repères et puisse exercer librement son jugement. La documentation de ces faits est accessible sur louisvolle.fr ou sur demande écrite.

Acqua Réotier

ÉCLAIREZ NOUS SUR VOS PROJETS

Dans la mandature précédente j’ai souvent dénoncé le manque de transparence de la gouvernance. J’espère que la nouvelle sera guérie d’une habitude qui a duré trop longtemps.

Notre démocratie est représentative. Cela ne veut pas dire qu’une fois en fonction l’élu n’a plus de liens ou de comptes à rendre à ses électeurs. Il ne doit jamais oublier qu’il doit justifier la confiance des électeurs, tous les électeurs, qui croient aux vertus de notre système républicain.

  • Il est leur représentant et se doit d’être à l’écoute de leur expression (c’est le concept des cahiers de doléances)
  • Il s’applique à gérer les affaires publiques dont il a la charge en essayant de faire au mieux dans le respect des lois et des réalités économiques et sociales.
  • Il entretient des liens réguliers avec les électeurs pour actualiser les relations entre son travail et l’évolution de leurs besoins
  • Il veille donc à informer, expliquer, consulter…pour ne jamais mettre ses électeurs devant des faits accomplis sur des sujets importants de la politique communale.
  • Sa probité doit être exemplaire. La confusion entre intérêt public et intérêt privé est interdite.
  • La charte de l’élu communiquée, par Anticor, mise en annexe s’impose à tous. Une version explicative plus complète est accessible sur louisvolle.fr (rubrique « municipales 2026 »)

Plutôt que demander des comptes sur la mandature qui se termine, candidats des deux listes, éclairez-nous sur quelques points concrets impactant la vie et l’avenir de notre commune. Nous ne demandons pas des promesses électorales oubliées dès le vote terminé, mais des explications claires conditionnant votre engagement.

1 – Comment envisagez-vous l’évolution de l’urbanisme sur la commune ? Après le regrettable camouflet subi en 2012 par la municipalité en 2012 pour irrégularités, c’est la carte communale de 2006 qui s’impose. Vingt ans plus tard, quelles sont vos intentions ? Quel PLU proposez-vous à la réflexion des habitants de Réotier ? 

2- Quelles projections faites-vous sur l’avenir de La Fraxinelle, dont la charge financière via le SIVU intercommunal, est très lourde pour Réotier et obère lourdement son budget ?

3- Dans la recherche légitime de ressources financières, la mandature actuelle s’était engagée de manière insuffisamment transparente dans un lourd projet de microcentrale sur le torrent de St Thomas en partenariat avec la SCP Société du Canal de Provence. Il a été abandonné dans des conditions peu sereines pour manque de rentabilité. Un projet de rattrapage avec le département serait à l’étude ? Une fois encore, manque de clarté. Expliquez clairement aux habitants, pour éviter des conflits ultérieurs, quel est le contenu exact de ce projet. Les finances publiques en état désastreux, ne vont t’elles pas subir une charge disproportionnée pour un hypothétique gain pour les finances communales ?

4- Dans la même recherche légitime de rajeunissement de la population de la commune, un vieux serpent de mer sur la création de logements locatifs, continue de s’agiter dans un flou inacceptable. Quels logements ? Où ? Qui est bailleur ? Les prix pratiqués sont t’ils adaptés à une population jeune aux ressources limitées ? Dans le cas où la commune veut devenir bailleur, quelle est son patrimoine immobilier disponible ? Souhaite t’elle investir dans la construction d’un tel patrimoine ? Avec quelles ressources ? Avec quelle capacité d’endettement ? Sur quelles localisations ?

Dans les contraintes prévisibles d’une mobilité plus coûteuse et plus difficile à l’avenir, le territoire de Réotier est-il légitime pour mobiliser de l’argent public vu son éloignement des bassins d’emploi de la région et l’absence totale de services commerciaux, obligeant la population à se déplacer pour vivre ?

5- La population de Réotier est répartie sur de nombreux hameaux, sans chef-lieu véritable. C’est tout à l’honneur des municipalités précédente d’avoir su adapter les circulations et les réseaux à une t’elle dispersion. Les routes de notre commune font l’admiration de nos voisins.

Malgré le changement climatique, le déneigement est un exploit plusieurs fois renouvelé. Il a évolué…en mieux, mais il y a encore des blocages qui datent du siècle dernier, qui placent des habitants permanents dans des situations d’inégalité, à l’instar du hameau de Pinfol. Vous engagez vous à revoir le schéma du déneigement pour établir une véritable égalité de droit ?

6- La vie économique de la commune est limitée comme en témoigne la fiscalité. A l’exception de la belle entreprise Gandelli, les actifs sont surtout des tertiaires et micro-entrepreneurs opérant dans un périmètre large (près de 90 %); l’agriculture est résiduelle avec des acteurs en majorité extérieurs à la commune. Le groupement pastoral de l’Alp valorise et entretient notre environnement, contribue aux ressources municipales. L’entretien et l’exploitation de nos forêts par l’ONF amène aussi quelques ressources. De même pour le contrat de la Fontaine pétrifiante avec l’Occitane. Les candidats proposent-ils des actions concrètes modifiant ces données consultables sur l’INSEE ?

7- Vie sociale. L’animation par les associations est remarquable. Les résultats de l’élection peuvent-ils affaiblir cette dynamique en ayant révélé les tensions et désaccords interpersonnels ?

8- Réotier et le tourisme. Sans avoir de retombées commerciales la commune est un acteur majeur de l’offre touristique du territoire, classé désormais Pays d’Art et d’Histoire : Fontaine Pétrifiante, Patrimoine des Hameaux, patrimoine de l’irrigation gravitaire, piste de l’Alp, offre toutes saisons en randonnée, escalade, ski…Les candidats s’engagent ils à agir pour valoriser encore plus cette richesse du territoire en agissant pour faciliter l’accès et la fréquentation des sites par une gestion mieux adaptée aux besoins des différents types d’usagers ? Ex : accès à l’Alp, accès à des hébergements (Gite de Pinfol), usage sommaire gage de sécurité de cabanes ouvertes et rénovées…

9- Réotier et le Patrimoine. Action remarquable de la commune ( partenariat avec Patrimoines).

Les candidats s’engagent-ils à poursuivre cet effort en faisant table rase des difficultés passées ? Reprise du dossier cabane du Vallon en concertation avec le groupement pastoral ; actualisation du réseau des sentiers ; reprise du dossier chapelle St Laurent au Laus…

10- Réotier et son environnement. Dans le contexte de changement climatique impactant les sols, la végétation et la faune les candidats s’engagent ils à faire de la protection une priorité en concertation avec les organismes compétents (PNE, OFB, ONF, Natura 2000…) ?